Edito du Président

La crise sanitaire a souligné la contribution essentielle de la gestion des déchets à la salubrité publique. Cette reconnaissance de nos métiers, comme des services associés est d’autant plus importante que l’on sait la mobilisation sans faille de la profession. Ont été notamment remarqués le professionnalisme de nos agents de collecte et les process éprouvés dans la gestion des déchets de soins à risques infectieux. 

La crise a aussi souligné l’importance du recyclage pour produire des matières indispensables à la poursuite des activités économiques, illustrant ainsi les activités à développer pour accroitre l’indépendance industrielle de la France. La transition écologique que nous appelons de nos vœux depuis de nombreuses années, nous acteurs de l’écologie industrielle, semble maintenant mieux partagée : l’économie circulaire est désormais davantage considérée comme une opportunité que comme une contrainte.

Mais l’urgence sanitaire ne doit pas nous faire oublier un autre enjeu tout aussi crucial, celui du dérèglement climatique. La question du climat n’est ni lointaine ni abstraite, ni seulement une bataille entre grandes puissances. Elle se joue ici, maintenant, en réduisant nos déchets, en les triant mieux, en les recyclant et en les valorisant davantage.

Face à la crise, notre pays s’est engagé dans un plan de relance très orienté en faveur de la croissance verte, c’est un levier important que nous devons saisir pour accélérer la transition écologique car nos métiers contribuent fortement à la décarbonation, à l’indépendance industrielle et à la création d’emplois au sein des territoires.

Je suis convaincu que ce plan de relance constitue une véritable opportunité pour développer des projets que nous souhaitions voir émerger depuis des années, s’appuyant sur des visions constructives et des propositions innovantes. Nos entreprises seront au rendez-vous, il n’y a pas à en douter.

Fabrice ROSSIGNOL, Président de la FNADE